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DoUn blog en douceur, pour rêver et réfléchir à la vie... C'est une des sections de mon site Bonjour chez Do. Aucun texte n'est de moi ni ne m'appartient aussi, si vous désirez les publier dans votre site ou blog, respectez la signature des textes en la mentionnant.

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Une carotte, un œuf et une tasse de café…

Par Do :: 27/11/2008 à 19:07 :: Belles histoires

Une jeune femme visite sa mère et lui parle de sa vie et comment elle a de la difficulté à passer à travers chaque journée.  Elle ne sait pas comment elle va s'en sortir et elle envisage d'abandonner.  Elle est tellement fatiguée de se battre continuellement.  Elle a l'impression que lorsqu'un problème est résolu, un nouveau se présente.

Sa mère l'amène à la cuisine.  Elle remplit trois casseroles d'eau et les place sur les ronds du poêle à feu élevé.  L'eau se met à bouillir rapidement.  Dans la première casserole, la mère ajoute des carottes.  Elle met des oeufs dans la deuxième casserole et dans la troisième, elle met des grains de café moulu.  Elle laisse reposer et bouillir, sans dire un mot.

Au bout de 20 minutes, elle ferme le feu.  Elle égoutte les carottes et les place dans un bol.  Elles sort les œufs et les met dans un bol.  Finalement, elle vide le café dans un bol.  Se tournant vers sa fille, elle demande : 'Dis-moi ce que tu vois?'

'Des carottes, des œufs et du café', répond la fille.

Sa mère lui demande de se rapprocher des carottes.  La fille se rapproche et note que les carottes sont molles.  La mère lui demande ensuite de prendre un œuf et de briser la coquille, ce que fait la fille.  Cette dernière observe alors que l' œuf est dur.

Finalement, la mère demande à sa fille de goûter au café.  La fille sourit en goûtant à l'arôme riche du café.  La fille lui demande ensuite : 'Qu'est-ce que ça signifie, maman?'

Sa mère lui explique que chacun de ces objets a fait face à la même adversité : de l'eau bouillante. Chacun a réagi différemment.  Les carottes sont arrivées fortes et dures.  Cependant, après avoir été soumises à l'eau bouillante, elles se sont ramollies et sont devenues faibles.  Les œufs étaient fragiles.  Leur coquille mince protégeait leur liquide intérieur, mais après avoir passé du temps dans l'eau bouillante, ils sont devenus plus durs à l'intérieur.  Les grains de café moulu étaient uniques, quant à eux.  Après avoir été soumis à l'eau bouillante, ils ont changé l'eau.

'Lequel es-tu?, demande la mère à sa fille.  'Quand l'adversité frappe à ta porte, comment réagis-tu?  Es-tu une carotte, un œuf ou un grain de café?'

Souviens-toi de ceci : Lequel suis-je?  Suis-je la carotte qui semble forte mais qui devient molle et perd de sa force devant la douleur et l'adversité?

Suis-je un œuf qui débute avec un c œur malléable mais qui change quand la situation se réchauffe?  Ai-je un esprit fluide, mais après un décès, une rupture, une difficulté financière ou un autre défi, suis-je devenu plus dur et fermé?  Est-ce que ma coquille se ressemble, mais du côté intérieur, suis-je amer et dur avec un esprit rigide et un c œur de pierre?

Ou suis-je une grain de café?  Le grain, en fait, change l'eau chaude, la circonstance qui amène la douleur.  Lorsque l'eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur. Si tu es comme le grain de café, quand les choses semblent être les pires, tu deviens meilleur et tu changes la situation autour de toi.

Quand les temps semblent les plus sombres et que les difficultés sont les plus grandes, est-ce que tu t'élèves à un autre niveau?  Comment gères-tu l'adversité?  Es-tu une carotte, un œuf ou un grain de café?

Puisses-tu avoir sufisamment de joie pour te rendre doux, suffisamment de défis pour te rendre fort, suffisamment de peines pour te garder humain et suffisamment d'espoir pour te garder heureux.

Les gens les plus heureux n'ont pas nécessairement le meilleur de tout; ils ne font que ressortir le meilleur de tout ce que la vie met sur leur route.  L'avenir le plus clair sera toujours basé sur un passé oublié; tu ne peux pas aller de l'avant dans la vie à moins de laisser aller les blessures et tracas du passé.

Quand tu es né, tu pleurais et les gens autour de toi souriaient.

Vis ta vie pour qu'à la fin, sois celui qui sourit quand tout le monde autour de toi pleure.

Tu voudras peut-être envoyer ce message aux gens qui ont une signification importante pour toi (comme je l'ai fait); à ceux qui ont touché ta vie d'une façon ou d'une autre; à ceux qui te font sourire quand tu en as vraiment besoin; à ceux qui te font voir le beau côté des choses quand tu te sens vraiment à plat; à ceux dont tu apprécies l'amitié; à ceux qui signifie tant dans ta vie.

Si tu ne l'envoies pas, tu auras seulement manqué une occasion d'ensoleiller la vie de quelqu'un avec ce message.

Soyons tous des grains de café!!!

 

 

 

 

Le roi et le jardin

Par Do :: 03/08/2008 à 19:06 :: Belles histoires

Il y avait un jour un roi qui avait planté près de son château toutes sortes d'arbres, de plantes et et son jardin était d'une grande beauté. Chaque jour, il s'y promenait : c'était pour lui une joie et une détente.

Un jour, il dût partir en voyage. A son retour, il s'empressa d'aller marcher dans le jardin. Il fût surpris en constatant que les plantes et les arbres étaient en train de se dessécher. Il s'adressa au pin, autrefois majestueux et plein de vie, et lui demanda ce qui s'était passé. Le pin lui répondit :

- J'ai regardé le pommier et je me suis dit que jamais je ne produirais les bons fruits qu'il porte. Je me suis découragé et j'ai commencé à sécher.

Le roi alla trouver le pommier : lui aussi se desséchait... Il l'interrogea et il dit :

- En regardant la rose et en sentant son parfum, je me suis dit que jamais je ne serais aussi beau et agréable et je me suis mis à sécher.

Comme la rose elle-même était en train de dépérir, il alla lui parler et elle lui dit : "Comme c'est dommage que je n'ai pas l'âge de l'érable qui est là-bas et que mes feuilles ne se colorent pas à l'automne. Dans ces conditions, à quoi bon vivre et faire des fleurs? Je me suis donc mise à dessécher."

Poursuivant son exploration, le roi aperçut une magnifique petite fleur. Elle était toute épanouie. Il lui demanda comment il se faisait qu'elle soit si vivante.

Elle lui répondit :

- J'ai failli me dessécher, car au début je me désolais. Jamais je n'aurais la majesté du pin, qui garde sa verdure toute l'année; ni le raffinement et le parfum de la rose. Et j'ai commencé à mourir mais j'ai réfléchi et je me suis dit : "Si le roi, qui est riche, puissant et sage, et qui a organisé ce jardin, avait voulu quelque chose d'autre à ma place, il l'aurait planté. Si donc, il m'a plantée, c'est qu'il me voulait, moi, telle que je suis et, à partir de ce moment, j'ai décidé d'être la plus belle possible!

Anonyme

La chose la plus importante dans la vie

Par Do :: 03/08/2008 à 18:52 :: Belles histoires

Aux Olympiades des handicapés, à Seattle, 9 athlètes, tous handicapés mentaux ou physiques, étaient sur la ligne de départ pour la course de 100 m. Au signalement du starter, la course commença. Tous ne courraient pas mais tous avaient le désir de participer et de gagner.

Ils couraient par 3, un garçon tomba sur la piste, fit quelques tonneaux et commença à pleurer. Les 8 autres l’entendirent pleurer. Ils ralentirent et regardèrent en arrière. Ils s’arrêtèrent et rebroussèrent chemin… Tous…

Une fille avec le syndrome de Down s’assis à côté de lui, commença à le caresser et lui demanda : “Ca va mieux maintenant ?" Alors, tous les 9 se prirent par les épaules et marchèrent ensemble vers la ligne d'arrivée.

Le stade entier se leva et applaudit. Et les applaudissements durèrent très longtemps...

Les personnes qui l’ont vu en parlent encore. Pourquoi ? Parce qu’au fond de nous, nous savons tous que la chose la plus importante dans la vie est bien plus que de gagner pour soi.

La chose la plus importante dans cette vie, c’est d’aider les autres à gagner. Même si cela implique ralentir et modifier notre course.

Alors, aujourd'hui, qui pourrais-tu aider à gagner ?

Anonyme

Le petit garçon et les étoiles de mer

Par Do :: 03/08/2008 à 18:47 :: Belles histoires

Pendant mes dernières vacances, au bord de la mer, un matin en arrivant sur la plage, j'ai découvert des milliers d'étoiles de mer qui s'étaient échouées dans la nuit. J'étais complètement estomaqué par ce spectacle quand je vois un petit garçon au bord de la mer qui prend une étoile de mer entre ses deux doigts et la rejette à la mer.

 

Pendant que je m'approche, il continue sa tâche en essayant de lancer les étoiles de mer le plus loin possible dans la mer. Arrivé près de lui, je le félicite pour ce qu'il a entrepris mais je lui fais remarquer que c'est une tâche impossible :


- Même si tu continues tout le temps à les rejeter, une par une, à la mer, compte tenu des milliers et des milliers d'étoiles de mer qui se sont échouées, à la fin de la journée, on ne verra pas beaucoup la différence sur la plage.


A ce moment là, le jeune garçon, qui venait de prendre délicatement une étoile de mer s'est redressé, il m'a regardé droit dans les yeux et avec un grand sourire, il m'a dit :


- D'accord, peut-être que ça ne changera pas beaucoup de choses sur la plage, mais, pour cette étoile de mer-là, ça fait une sacrée différence.


Anonyme

Le vieux Simon

Par Do :: 03/08/2008 à 18:37 :: Belles histoires

Un pasteur disait un soir, assez soucieux, au concierge de son église :


- Je suis tracassé par le fait que chaque jour à midi, depuis des semaines, un pauvre vieux, aux habits râpés, entre dans l'église. Je peux le voir depuis la fenêtre du presbytère : il s'avance vers le choeur, il n'y reste que quelques minutes, puis il ressort. Cela me paraît bien mystérieux et je m'inquiète de peur qu'il y ait un vol ou une dégradation. J'aimerais bien que vous puissiez l'interroger.


Le lendemain, et plusieurs jours de suite, le concierge vérifie qu'en effet ce pauvre visiteur, sur le coup de midi, entre dans l'église pour un court moment, puis sort sans hâte. Il l'accoste enfin :


- Bonjour. Je vous vois venir très régulièrement à l'église. Savez-vous que vous êtes un des plus fidèles paroissiens ?
- Je viens prier, dit tranquillement le vieil homme.


- Allons donc ! Vous ne restez pas assez longtemps pour cela. Vous allez seulement jusqu'à l'autel puis vous repartez. Qu'est-ce que cela signifie ?


- C'est exact, reprend le vieil homme. Mais, voyez-vous, je ne sais pas faire une longue prière. Pourtant, je viens chaque jour à midi et je lui dis simplement : " Jésus... c'est Simon !" Puis j'attends une minute et je m'en retourne. C'est une petite prière, mais je crois qu'il m'entend.


Peu après, le pauvre Simon est renversé par un camion. On le transporte à l'hôpital. Là, malgré les efforts du personnel, beaucoup de malades sont grincheux et irrités, se plaignant du matin au soir. Mais voilà qu'un jour, une infirmière entend un éclat de rire ; elle s'étonne et demande :


- Qu'est-ce qui se passe ? Vous voilà aujourd'hui de bonne humeur comme je ne vous ai jamais vu !


- Oh, c'est à cause du vieux Simon ! Il souffre, il a mal, mais jamais il ne se plaint. Il est toujours joyeux, content, patient. Il parle à chacun de nous, il écoute, il nous donne du courage.


L'infirmière se dirige vers le lit de Simon :


- Vous avez fait un miracle, vous faites envie à tous, vous êtes toujours heureux et joyeux, malgré vos douleurs. C'est formidable, merci !


- Comment ne le serais-je pas, répond Simon, c'est grâce à mon visiteur, lui me rend heureux jour après jour.


- Votre visiteur ? Mais, Simon, il n'y a jamais personne qui vient vous voir, vous êtes seul du matin au soir, je n'ai rencontré aucun membre de votre famille ni aucun ami. Alors quand vient-il ?


- Tous les jours à midi, répond Simon dans un élan joyeux. Il se tient, là, au pied de mon lit. Je le vois, il me dit:  " Simon... c'est Jésus !"


Anonyme, d'origine anglaise

 

 

La rose

Par Do :: 03/08/2008 à 18:29 :: Belles histoires

Un certain homme planta une rose et l'arrosa fidèlement,
et avant qu'elle ne fleurisse Il l'examina.
Il vit le bouton qui fleurirait bientôt et aussi les épines.
Et il pensa, "Comment est-il possible qu'une fleur si magnifique provienne
d'une plante chargée d'autant d'épines pointues ?"

Attristé par cette pensée, il négligea d'arroser la rose
et avant qu'elle ne fût prête à fleurir elle mourut.

Il en est ainsi pour beaucoup.
A l'intérieur de chaque âme il y a une rose.
Les qualités divines plantées en nous à la naissance grandissent
parmi les épines de nos erreurs.
Beaucoup d'entre nous se regardent eux-mêmes et
voient seulement leurs épines leurs défauts.

Nous désespérons, en pensant peut-être
que rien de bon ne peut sortir de nous.
Nous négligeons d'arroser le bien qui est en nous,
et finalement, il meurt.

Nous ne réalisons jamais notre potentiel.
Quelques personnes ne voient pas la rose à l'intérieur d'elles-mêmes
quelqu'un d'autre doit la leur montrer.
Un des dons les plus extraordinaires qu'une personne puisse posséder
est d'être capable de passer à travers les épines
et de trouver la rose à l'intérieur des autres.

C'est la caractéristique de l'amour, de regarder une personne
et connaissant ses erreurs, de reconnaître la noblesse dans son âme.
Et de l'aider à réaliser qu'elle peut dépasser ses erreurs.
Si nous lui montrons la rose, elle fera la conquête des épines.
Alors elle fleurira, et plus loin fleuriront trente, soixante
une centaine de plants comme celui qui lui a été donné.

Notre devoir en ce monde est d'aider les autres
en leur montrant leurs roses et non leurs épines.
Alors seulement nous atteindrons l'amour
que nous devrions ressentir pour chacun
alors seulement nous fleurirons dans notre propre jardin.

Auteur Anonyme

Veux tu être ma bonne amie ?

Par Do :: 13/07/2008 à 18:21 :: Belles histoires

 

Ce matin d’octobre 1944, des son réveil René était tout excité, après une toilette à l’eau froide menée rondement il avait bu son bol de lait et mangé sa tartine de pain gris. Sa mère vaquais dans l’arrière cuisine, il grimpa à l’étage, attrapa ses livres et cahiers pour les mettre dans son cartable. Il ne put s’empêcher d’ouvrir son livre de géographie ou il avait glissé le petit mot qu’il allait donné à Julie, à l’école , à la récréation de dix heures.  Julie avec son petit nez retroussé, ses tresses blondes dans le dos et son si joli sourire, il la trouvais si belle et là sur la feuille de cahier il avait écrit : Julie veux tu être ma bonne amie. 

 

Il fermait le cartable quand il entendit le bruit d’une auto qui stoppait devant la maison. Des coups cognés à la porte, violemment, des jurons, puis le cri de sa mère. Brusquement inquiet, il se cacha derrière les rideaux et il assista au crime.
 
La jeune femme, son mari prisonnier de guerre, tenait le poste de secrétaire de mairie. Sa place l’obligeait à recevoir de fréquentes fois, à la mairie ou chez elle quand l’ennemi était pressé, des officiers Allemands à la recherche de renseignements sur des citoyens de la commune. Un brave quidam avait rapporté ces faits à la résistance et celle-ci, ce jour-là, avait décidé de faire justice, sa justice.
 
René vit sa mère assise de force sur une chaise prise dans la cuisine, puis a demi dénudée, un des hommes présents taillada ses cheveux avec un ciseau avant de lui tondre la tête. La pauvre femme semblait pétrifiée. Les yeux dans le vide sans larmes. Un autre homme trempa un doigt dans une boite contenant de l’encre et lui traça une croix gammée sur une joue ensuite après lui avoir lié les poignets dans le dos ils la poussèrent sur la rue qui menait vers le centre du village.
 
Le lendemain matin, René et sa mère, avec quelques bagages montèrent dans le vieil autobus à gazogène, et quittèrent le village pour la ville la plus proche.  Avant de grimper dans le bus, René aperçu Julie qui se dirigeait vers l’école. Honteux, il baissa la tête puis osa la regarder et lui fit un petit bonjour de la main. Julie lui sourit et lui envoya un baiser du bout des doigts. Jamais plus René n’oublia ce geste.  
 
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A l’extrémité de la rue principale de la petite ville, presque en dehors de l’agglomération, il y a une petite propriété entourée d’un vieux mur de pierres a demi écroulé, un grand parc boisé et une maison aux volets toujours fermés. Pourtant l’ensemble malgré de grandes herbes et quelques ronces ne semble pas totalement abandonné. Dans la commune tout le monde connait cette maison sous le nom de  “ la maison de la tondue”.
 
Un jour, une rumeur envahit la petite ville, la maison de la tondue a été vendue et son nouveau propriétaire allait venir s’y installer.
 
Alors on reparla de cette histoire arrivée à la libération cinquante ans plus tôt. La secrétaire de mairie avait alors été accusée de collaboration avec les allemands, une bande de résistants débarqua un matin et sans jugement l’avaient tondue et exhibée sur la place publique. Par la suite, beaucoup dans la ville ressentirent une certaine honte de n’avoir dit mot ce jour là car rien ne vint confirmer l’accusation. La jeune femme et son fils quitterent la ville dès le lendemain et personne n’en avait jamais entendu parler depuis. Par la suite, il se dit qu’elle avait gagné une ville voisine, il se dit aussi que son mari prisonnier en Allemagne n’était pas revenu préférant rester dans la ferme où il purgeait son statut de prisonnier. Certains même affirmèrent qu’il en était devenu le propriétaire en épousant la fille du fermier après s’être séparé sa femme.
 
Pendant les années qui suivirent, la propriété et la maison de la tondue restèrent vides. Chaque année à l’automne, une équipe d’ouvriers arrivaient en camion et faisaient le nettoyage du parc. A cette occasion, les volets étaient ouverts pour une journée, puis les ouvriers repartaient. La commune avait bien essayé plusieurs fois de faire l’acquisition de cette propriété pour y installer une nouvelle mairie mais elle s’était heurtée a un refus catégorique de l’étude de notaire qui réglait chaque année les impôts fonciers et locaux. Tout était parfaitement en règle et la commune finit par abandonner.
 
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René est sa mère s’étaientt réfugiés à la ville. La jeune femme avait assez rapidement trouvé, grâce a ses compétences, un travail de secrétaire dans une étude de notaire. Elle y fut vite remarquée par le vieux notaire qui prit alors ses affaires en main.


René trouva une nouvelle école. Enfant studieux, il fit des études qui l’emmenèrent sans problème au baccalauréat. Il vécut assez mal le divorce de ses parents. En lui-même, il n’arrivait pas à comprendre la punition injustifiée imposée à sa mère et l’indifférence suscitée par l’action de son père.  Le plus coupable, pour lui, était sans nul doute son père.
 
Tout cela n’en fit pas un révolté mais quelqu’un d’un peu renfermé, il n’eut pas beaucoup d’amis. Le travail de sa mère et ses contacts avec l’étude de notaire où elle exerçait le conduisit naturellement vers cette profession. Trois années d’études après son bac il put donc commencer à travailler.


Durant une année, il eut le bonheur de travailler dans la même étude que sa mère mais celle-ci, depuis déjà quelques temps, subissait les attaques d’une tumeur maligne.  Lorsqu’elle disparut, René fut comme atterré, plus rien ne semblait l’intéresser.
 
Il prit sa décision en quelques minutes, quitta l’étude au grand regret du vieux notaire encore en place, et se fondit dans l’anonymat en s’engageant dans la légion Étrangère. Il devint Rémy Dubois.
 
La Légion Étrangère devint sa famille, il s’y distingua ni plus ni moins que ses compagnons, participa à la dernière année de la guerre d’Indochine, puis continua avec celle d’Algérie pour finir en Europe de l’Est et le temps de la retraite arriva.
 
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C’est un peu plus de vingt ans plus tard que la “maison de la tondue” reprit vie. Personne ne savait d’où venait le nouveau propriétaire, un certain monsieur Rémy Dubois. À la mairie, on savait tout juste que c’était un ancien sous-officier de l’armée, en retraite.
 
Il s’installa discrètement. Le grand parc fut nettoyé, la maison retrouva des couleurs. Les enfants du village, inquiets de ne plus pouvoir jouer dans cet espace, furent vite rassurés quand, quelques jours après l’arrivée du nouveau propriétaire, un petite pancarte fut placée à l’entrée du boisé. Elle disait simplement : «Ce parc est autorisé aux enfants pour y jouer comme par le passé». Les enfants ne s’en privèrent pas et, comme conscients de la responsabilité que leur donnait cette autorisation, il n’y eu jamais de dégradations.
 
Au fil des années Rémy Dubois fut connu de tous les habitants, mais aucun ne pouvait se prévaloir d’en savoir beaucoup sur lui. D’où venait-il, n’avait-il donc aucune famille, tout juste savait-on son ancienne appartenance à l’armée car il ne manquait jamais d’assister chaque année aux cérémonie du souvenir au monument aux mort. Quelques personnes murmuraient l’avoir vu renifler et se moucher un jour à une de ces manifestation comme s’il se cachait de pleurer mais peut-être était ce un mauvais rhume qui embuait ses yeux.
 
Un matin, au printemps, Rémy fut réveillé par un bruit. Lorsqu’il se leva, un léger vertige l’obligea à se tenir contre le mur. Il descendit lentement l’escalier qui menait au rez de chaussée, il comprit que le bruit qui l’avait éveillé était causé par son chat qui demandait à rentrer. «Une minute, minou j’arrive»  dit Rémy mais, à cet instant un brouillard envahit son cerveau. Rémy perdit l’équilibre et tomba avant d’atteindre la porte. Victime d’une hémorragie cérébrale Rémy mourut quelques minutes plus tard.
 
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Réunion extraordinaire du conseil municipal, tous les conseillers sont présents, monsieur le maire a été explicite : le conseil devait être au complet.
 
Lorsque tous furent installés, le maire prit la parole. Il tenait à la main une grande enveloppe brune.
 
« Notre réunion de ce jour est provoquée par ce courrier reçu avant-hier en provenance d’une étude de notaire de la ville voisine, cela suite au décès d’un de nos administrés, monsieur Rémy Dubois. Certains parmi vous vont sans doute être surpris d’apprendre que Rémy Dubois est né dans notre commune  et que son nom véritable est René Dumond, oui le fils de madame Lise Dumond qui fut secrétaire de notre mairie voici bien des années ».
 
Cette annonce suscita une grande surprise et quelques murmures parmi les conseillers, la plupart trop jeunes pour avoir vécu l’histoire de madame Dumond,  mais il y avait encore deux vieux conseillers qui l’avaient bien connue.
     
« Monsieur Rémy Dubois, son nom a été légitimé par son appartenance à la légion étrangère, n’a pas cherché à se faire reconnaître. Il s’est toujours comporté comme un bon citoyen de notre commune. Respectons donc sa discrétion.  L’étude notariale chargée de ses affaires nous informe que monsieur Dubois fait le legs de sa propriété à la commune, cela sous deux conditions. Le parc doit rester public et ouvert aux enfants sans aucune restriction. Il est même précisé : pas d’interdiction de jouer sur les pelouses. L’autre condition, la maison réaménagée si nécessaire doit être utilisée au service de la commune.
 
Il est ajouté que, si la commune refuse ce legs, ce que le donateur comprendrait, la propriété sera mise en vente et l’argent récupéré sera donné a une association pour la recherche médicale ».
 
Le conseil délibéra un long moment, puis a l’unanimité le legs fut accepté. Dans la foulée, il fut décidé que le parc porterait le nom de « Parc Lise Dumond et Rémy Dubois ». En ce qui concerne la maison, après études, il fut envisagé d’y transférer la mairie.
 
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La vieille dame sursauta lorsque la sonnette de la porte d’entrée retentit, c’était inhabituel à cette heure de la matinée. Elle ouvrit la porte devant laquelle se tenait un coursier. Celui-ci lui remit  une lettre et un petit paquet pour lequel elle signa une décharge.
 
Intriguée, elle lu que l’expéditeur était une étude notariale située dans une ville à l’autre bout de la France. La lettre d’accompagnement lui expliquait que le contenu du paquet était un legs que lui faisait monsieur René Dumond, décédé depuis peu.
 
En tremblant, la vieille dame ouvrit le paquet. Il contenait un livre, un livre scolaire, une vieille géographie. Elle l’ouvrit et trouva une feuille de cahier d’écolier où il était écrit à l’encre violette : Julie veux tu être ma bonne amie.
 
Julie ferma les yeux et revit la scène de ce matin-là. René et sa mère qui se dirigeaient vers le bus, René levant la tête et lui faisant un petit signe de la main et elle lui répondant par un sourire et lui envoyant un baiser du bout des doigts. Julie serra le livre de géographie contre son cœur, les yeux mouillés  elle murmura : « oui je veux bien être ta petite amie ». 
 
 
Alain Guillon

Sherbrooke, Québec

 

 

L'homme et l'araignée

Par Do :: 24/06/2008 à 11:50 :: Belles histoires

En Inde, on raconte l'histoire d'un homme bienveillant et paisible qui allait prier chaque matin dans le Gange.

Un jour, une fois sa prière terminée, il remarqua une araignée venimeuse en train de se débattre dans l'eau et la recueillit dans le creux de sa main pour la transporter vers la rive.

Alors qu'il la déposait par terre, celle-ci le piqua.

Sans qu'il le sache, toutes ses prières diluèrent le poison.

Le jour suivant, la même chose se produisit.

Le troisième jour, le bienveillant homme était de nouveau dans l'eau jusqu'aux genoux. Et bien entendu, l'araignée était là aussi, nageant frénétiquement.

Alors que l'homme s'apprêtait de nouveau à la sortir de l'eau, l'araignée dit :

"Pourquoi t'obstines-tu à vouloir me sauver? Tu ne vois pas que je te pique chaque fois? Je suis ainsi faite."

L'homme recueillit tout de même l'araignée dans sa main en lui répondant :

"Parce que c'est ainsi que je suis fait."

Il y a bien des raisons à la bienveillance, mais celle qui nous y pousse naturellement le plus est peut-être le fait spirituel que c'est ainsi que nous sommes faits.

C'est comme ça que le coeur de l'être humain continue de battre.

Les araignées piquent.
Les loups hurlent.
Les fourmis construisent des fourmilières que personne ne voit.

Et les humains s'entraident, peu importe les conséquences.

Même lorsque les autres piquent....


Extrait de l'ouvrage "Le Livre de l'Eveil" de Mark Nepo.

 

 

Le monde selon M. Washington

Par Do :: 19/04/2008 à 18:06 :: Belles histoires

Un jour de dernière année du secondaire, j'entrai dans une classe pour attendre un de mes amis. Je venais de franchir la porte lorsque le titulaire de la classe, M. Washington, apparut soudainement et me demanda d'aller au tableau pour écrire quelque chose, pour faire un problème. Je répondis que j'en étais incapable. Il rétorqua : «Et pourquoi donc ?»

«Parce que je ne suis pas un de vos élèves», dis-je.

Il dit : «Cela n'a pas d'importance, allez quand même au tableau».

Je répondis de nouveau : «Je ne peux pas».

Il répéta : «Et pourquoi donc ?»

Embarrassé, je restai un moment silencieux. Puis j'avouai : «Parce que je suis un déficient mental léger».

Il contourna son bureau, s'avança vers moi, me regarda et dit : «Ne redites jamais cela. Vous n'êtes pas obligé de croire ce que les autres pensent de vous».

Ce fut un instant très libérateur pour moi. A l'école, les moqueries des autres élèves m'humiliaient car ils savaient tous que j'étais dans une classe adaptée. Puis voilà que M. Washington me libérait du carcan de l'opinion des autres en me faisant remarquer que je n'avais pas besoin de m'y assujettir.

C'est ainsi que M. Washington est devenu mon conseiller. Avant de le rencontrer, j'avais redoublé à deux reprises. Au début de ma dernière année au primaire, on m'avait étiqueté «déficient mental léger» et on m'avait redescendu dans la classe inférieure. J'avais également échoué ma première année du secondaire.

M. Washington marqua profondément ma vie. Je me dis aujourd'hui qu'il agissait dans l'esprit de ces paroles de Goethe : «Traitez quelqu'un tel qu'il est et il ne fera qu'empirer. Traitez-le tel qu'il pourrait être et il deviendra tel qu'il devrait être».

M. Washington avait aussi fait sienne cette maxime de Calvin Lloyd : «On ne s'èlève pas en-deça de ses espérances». Il donnait toujours à ses élèves l'impression qu'il avait de grandes espérances pour eux et nous, ses élèves, nous efforcions d'être à la hauteur de ses attentes.

J'étais encore un élève de premier cycle à l'école secondaire lorsque je l'entendis un jour prononcer un discours devant des élèves qui allaient obtenir leur diplôme d'études secondaires. Il disait : «Vous avez tous en vous la grandeur, quelque chose d'exceptionnel. Si seulement l'un de vous peut entrevoir sa pleine mesure, ce qu'il est véritablement, ce qu'il a d'unique, ce qu'il peut apporter au monde, alors d'un point de vue historique, l'humanité ne sera plus jamais la même. Vos parents, votre école, votre milieu, tous seront fiers de vous. Vous pouvez toucher la vie de millions de gens». M. Washington s'adressait à des finisssants mais j'eus l'impression que c'est à moi qu'il parlait.

Je me rappelle l'ovation que les finissants firent à M. Washington. Après son discours, je le rattrappai dans le stationnement et lui dis «M. Washington, vous souvenez-vous de moi ? J'étais dans la salle pendant votre discours aux lèves de dernière année».

«Que faisiez-vous là ? Si je ne m'abuse, vous êtes encore au premier cycle ?», répondit-il.

«Je sais, Monsieur. Votre discours M,est parvenu à travers les portes de l'auditorium et je suis entré car j'ai senti que c'est à moi qu'il s'adressait. Vous disiez que chacun avait en lui la grandeur. Je l'ai entendu. Est-ce que j'ai la grandeur en moi, Monsieur ?».

«Oui, M. Brown», dit-il.

 

«Alors comment se fait-il que j'ai échoué en anglais, en maths et en histoire et que je devrai suivre des cours d'été ? Comment se fait-il, Monsieur ? Je suis plus lent que les autres. Je ne suis pas aussi intelligent que mon frère ou que ma soeur qui va étudier à l'université de Miami».

«Cela n'a pas d'importance. Cela signifie simplement que tu dois redoubler d'ardeur. Ce ne sont pas tes résultats scolaires qui déterminent ce que tu es et ce que tu peux faire dans la vie».

«J'aimerais offrir une maison à ma mère».

«C'est une chose possible, M. Brown. Vous en êtes capable» et il se retourna pour continuer son chemin.

«M. Washington ?».

«Qu'est-ce qu'il y a encore ?».

«Euh!... je suis celui dont vous parliez tout à l'heure, Monsieur. Souvenez-vous de moi, n'oubliez pas mon nom. Un jour, vous l'entendrez de nouveau. Je suis celui dont vous serez fier un jour, Monsieur».

L'école avait été jusque-là une lutte de tous les instants. Je montais d'une classe chaque année parce que je n'étais pas un vilain garnement. J'étais plutôt gentil garçon. Je m'amusais, je faisais rire les autres. J'étais poli et respectueux. Les enseignants m'accordaient donc les notes de passage, ce qui ne m'aida guère. Puis, il y eut M. Washington qui m'imposa ses exigences. Il m'apprit à être responsable de mes actes et c'est ainsi que je commençai à croire que j'étais capable, que je pouvais réussir.

Pendant ma dernière année à l'école secondaire, M. Washington me prit sous son aile, même si j'étais encore en classe adaptée. En temps normal, les élèves des classes adaptées ne suivent pas le cours d'art dramatique mais on fit exception pour moi. Le directeur de l'école se rendit compte du lien qui s'était noué et de l'influence que M. Washington exerçait sur moi car mes résultats scolaires étaient meilleurs. Pour la première fois de ma vie, mon nom figura au tableau d'honneur de l'école. C'était un véritable miracle puisque je voulais aller en voyage d'études avec le département d'art dramatique et qu'il fallait figurer au tableau d'honneur pour y participer !

M. Washington transforma de fond en comble ma perception de moi-même. Il me révéla ma pleine mesure, celle qui dépassait mon conditionnement mental et les circonstances de ma vie.

Des années plus tard, devenu producteur d'une série de cinq émissions spéciales diffusées sur un réseau de télévision publique, je demandai à des amis de téléphoner à M. Washington dans le cadre de mon émission «You deserve» (Gens de mérite), diffusée par la station de télévision éducative de Miami. J'étais assis près du téléphone à attendre son appel lorsqu'il me téléphone de Détroit. Il dit : «Puis-je parler à M. Brown, s'il vous plaît ?».

«Qui est à l'appareil ?».

«Vous le savez très bien».

«Ah ! C'est vous, M. Washington».

«Vous étiez bien celui dont je parlais, n'est-ce pas ?».

«Oui, Monsieur, celui-là même».


Les Brown
Bouillon de poulet pour l'âme # 3

 

Un après-midi avec Dieu

Par Do :: 19/04/2008 à 17:02 :: Belles histoires

Il était une fois un petit garçon qui voulait rencontrer Dieu. Comme il savait que ce serait un long voyage pour se rendre à Sa maison, il remplit sa valise de bonbons et de six bouteilles de limonade, et il se mit en route.

Trois pâtés de maisons plus loin, il vit une vieille dame. Assise dans le parc, elle fixait quelques pigeons. Le garçon s'assit près d'elle et ouvrir sa valise. Il s'apprêtait à prendre une limonade lorsqu'il remarqua l'air affamé de la vieille dame. Il lui offrit donc un bonbon. Elle accepta avec reconnaissance et lui sourit. Son sourire était si joli que le garçon voulut le voir encore. Il lui offrit donc une limonade. Elle lui sourit de nouveau. Le garçon était ravi !

Ils restèrent ainsi tout l'après-midi à manger et à sourire, sans dire un seul mot.

Lorsque le soir tomba, le garçon se rendit compte qu'il était très fatigué et se leva pour partir. Cependant, au bout de quelques pas à peine, il se retourna, courut vers la vieille dame et la serra dans ses bras. Elle lui fit alors son plus beau sourire.

Peu de temps après, lorsque le garçon franchit la porte de sa maison, son regard joyeux étonna sa mère.

Elle lui demanda : «Qu'as-tu fait aujourd'hui qui te rend si heureux ?»

Il répondit : «J'ai déjeuné avec Dieu». Mais avant que sa mère puisse répondre, il ajouta : «Tu sais, elle a le plus merveilleux des sourires !»

Entretemps, la vieille dame, rayonnante de joie elle aussi, retourna chez elle.

Frappé de l'expression paisible qu'elle arborait, son fils lui demanda : «Mère, qu'as-tu fait aujourd'hui qui te rende si heureuse ?»

Elle répondit : «Au parc, j'ai mangé des bonbons avec Dieu». Mais avant que son fils puisse répondre, elle ajouta : «Tu sais, il est beaucoup plus jeune que je ne le croyais».

Julie A. Manhan
Bouillon de poulet pour l'âme 3

 

 

Jenny et son collier de perles

Par Do :: 23/02/2008 à 16:38 :: Belles histoires

 

Une belle petite fille enjouée avec des boucles blondes de presque 5 ans, en attendant avec sa maman près de la caisse, aperçoit un collier de perles toutes brillantes en nacre dans une boite en aluminium rose!

- Oh! S'il te plait, maman, est-ce que je peux les avoir? Maman, je t'en supplie, s'il te plait?'

Vivement, la maman regarda à l'arrière de la boite rose et se tourna vers ces petits yeux bleus qui la suppliaient avec sa petite frimousse tournée vers le haut.

- $1.85. C'est presque 2 dollars. Tu sais, si tu les veux vraiment, tu peux faire des choses extra à la maison et, en un rien de Temps, tu auras assez d'argent pour les acheter toi-même. Et ton anniversaire est seulement dans une semaine, tu auras sûrement des sous de ta grand-maman aussi.

Aussitôt que Jenny retourna à la maison, elle vida sa petite tirelire en forme de cochon...elle calcula 17 cents. Après le dîner, elle a fait plus que demander pour aider à la maison et, ensuite, elle est allée chez la voisine Mme Mc James en lui demandant si elle pouvait arracher ses mauvaises herbes pour 10 cents?

À son anniversaire, sa grand maman lui donna un autre dollar et, enfin, elle avait assez d'argent pour s'acheter le collier.

Oh, Jenny adorait ses perles. Ça la faisait sentir Madame et Grande fille. Elle les portait partout, à l'église le dimanche, à la garderie, même au lit!
 
Les seules fois qu'elles les enlevaient, c'était pour nager ou  Prendre un bain. Car sa maman lui avait dit que si elles étaient  trempées, elles tourneraient peut-être son cou au vert.

Jenny avait un père qui l'aimait beaucoup et, à chaque soir, quand il était temps de la mettre au dodo, il arrêtait tout ce qu'il faisait pour aller lui raconter une belle histoire.

Un soir, après avoir terminé son histoire, il demanda à Jenny:
- Est-ce que tu m'aimes?
- Oh que oui papa, tu le sais que je t'aime.
- Alors, donne-moi tes perles.
- Oh, papa, pas mes perles. Mais tu peux avoir ma Princesse, le cheval blanc de ma collection, celle avec la queue rose.  Tu te souviens papa? C'est toi qui me l'as offerte. C'est ma préférée.
- C'est ok, ma puce. Papa t'aime. Bonne nuit
Et comme toujours lui effleura la joue avec un bécot.

Environ une semaine plus tard, après le conte du soir, le papa
De Jenny lui demanda encore:

- Est-ce que tu m'aimes?
- Papa, tu sais que je t'aime.
- Alors, donne-moi tes perles.
- Oh papa, pas mes perles. Mais, tu sais, tu peux avoir ma poupée, la nouvelle, elle est toute neuve, celle que j'ai reçue pour mon anniversaire, elle est si belle et tu peux même avoir la petite couverture jaune qui est appareillée à ses souliers.
- C'est ok. Dors bien. Que Dieu te bénisse, ma puce. Papa t'aime.
Et comme toujours, il lui carressa la joue tendrement avec un bécot.

Quelques soirs passèrent, et un soir quand son papa est entré dans la chambre, Jenny était assise comme une indienne au pied du lit.
Comme il s'approchait d'elle, il remarqua son petit menton tout
Tremblant et une larme silencieuse qui coulait sur sa petite joue.

- Mais qu'as-tu Jenny? Quest-ce qui se passe?
Jenny ne dit rien mais leva ses petites mains menues vers son papa. Et quand elle les ouvrit, le collier de perles y était.  Avec une voix tremblante elle lui dit:
- Voilà papa, c'est pour toi.

Avec ses propres larmes qui coulaient sur son visage, le gentil papa de Jenny pris les fausses perles d'une main et de l'autre sortit de sa poche, un étui en velours bleu avec un collier en perles véritables et le lui donna.

Il les avaient depuis le début. Il attendait seulement qu'elle Lui donne les fausses perles pour qu'il puisse lui donner le Vrai trésor.

Comme lui, Dieu attend de nous qu'on lui donne les choses fausses à quoi on tient dans notre vie, pour les remplacer par un trésor magnifique.

Tenez-vous à quelque chose que Dieu veut que vous vous débarrassiez?

Avez-vous des compagnons qui ne sont pas nécessaires et vous font mal? Des habitudes, des activités auxquelles vous êtes si habitué et attaché qu'il semble impossible de s'en débarrasser?

Parfois, c'est difficile de voir ce que l'autre main retient, mais croyez en une chose...


Dieu ne prendra jamais quelque chose auquel vous tenez sans le remplacer par quelque chose de mieux!

 

Les plus beaux cadeaux arrivent quand vous partagez l'amour et que vous touchez les autres au coeur.

 

 

Qui êtes-vous ?

Par Do :: 16/02/2008 à 4:47 :: Belles histoires

 

Une femme était dans le coma et se mourrait.
Elle eût soudain l'impression qu'on l'amenait au ciel et qu'elle se trouvait au lieu du jugement.

- Qui êtes-vous?" demanda une voix.
- Je suis la femme du maire, répondit-elle.

- Je ne vous ai pas demandé de qui vous êtes la femme, mais bien qui vous êtes.
- Je suis la mère de quatre enfants.

- Je ne vous ai pas demandé de qui vous êtes la mère, mais bien qui vous êtes.
- Je suis maîtresse d'école."

- Je ne vous ai pas demandé qu'elle est votre profession, mais bien qui vous êtes.


Et cela continua ainsi, quelque fût sa réplique, elle ne semblait pas fournir de réponse satisfaisante à la question .

- Qui êtes-vous?

- Je suis chrétienne."

- Je ne vous ai pas demandé votre religion, j'ai demandé qui vous êtes.
- Je suis celle qui est allée tous les jours à l'église et qui a toujours aidé les pauvres et les miséreux.

- J' ai demandé non ce que vous avez fait, mais qui vous êtes.

Elle a manifestement échoué à l'examen, puisqu'on l'a renvoyée sur terre.
Quand elle se remis de sa maladie, elle décida de découvrir qui elle était.
Et cela fit toute la différence.

Votre tâche consiste à être. Pas à être quelqu'un, pas à n'être personne, parce que cela implique avidité et ambition; pas à être ceci ou cela et ainsi devenir conditionné, mais juste à être.

 

 

Le secret du bonheur

Par Do :: 24/12/2007 à 10:44 :: Belles histoires

Conte traditionnel adapté par Paulo Coelho


Un négociant envoya son fils apprendre le secret du bonheur auprès du plus sage de tous les hommes. Le jeune garçon marcha quarante jours dans le désert avant d'arriver finalement devant un beau château, au sommet d'une montagne. C'était là que vivait le sage dont il était en quête.

Pourtant, au lieu de rencontrer un saint homme, notre héros entra dans une salle où se déployait une activité intense : des marchands entraient et sortaient, des gens bavardaient dans un coin, un petit orchestre jouait de suaves mélodies, et il y avait une table chargée des mets les plus délicieux de cette région du monde. Le sage parlait avec les uns et les autres, et le jeune homme dut patienter deux heures durant avant que ne vînt enfin son tour.

Le sage écouta attentivement le jeune homme lui expliquer le motif de sa visite, mais lui dit qu'il n'avait alors pas le temps de lui révéler le Secret du Bonheur. Et il lui suggéra de faire un tour de promenade dans le palais et de revenir le voir à deux heures de là.

"Cependant, je veux vous demander une faveur", ajouta le sage, en remettant au jeune homme une petite cuiller, dans laquelle il versa deux gouttes d'huile. "Tout au long de votre promenade, tenez cette cuillière à la main, en faisant en sorte de ne pas renverser l'huile."

Le jeune homme commença à monter et descendre les escaliers du palais, en gardant toujours les yeux fixés sur la cuiller. Au bout de deux heures, il revint en présence du sage.

"Alors, demanda celui-ci, avez-vous vu les tapisseries de Perse qui se trouvent dans ma salle à manger ? Avez-vous vu le parc que le maître des jardiniers a mis dix ans à créer ? Avez-vous remarqué les beaux parchemins de ma bibliothèque ?"

Le jeune homme, confus, dut avouer qu'il n'avait rien vu du tout. Son seul souci avait été de ne point renverser les gouttes d'huile que le sage lui avait confiées.

"Eh bien, retournez faire connaissance des merveilles de mon univers, lui dit le sage. On ne peut se fier à un homme si l'on ne connaît pas la maison qu'il habite."

Plus rassuré maintenant, le jeune homme prit la cuillère et retourna se promener dans le palais, en prêtant attention, cette fois, à toutes les oeuvres d'art qui étaient accrochées aux murs et aux plafonds. Il vit les jardins, les montagnes alentour, la délicatesse des fleurs, le raffinement avec lequel chacune des oeuvres d'art était disposée à la place qui convenait.

De retour auprès du sage, il relata de façon détaillée tout ce qu'il avait vu.
"Mais où sont les deux gouttes d'huile que je vous avais confiées ?" demanda le sage.
Le jeune homme, regardant alors la cuillère, constata qu'il les avait renversées.
"Eh bien, dit alors le sage des sages, c'est là le seul conseil que j'aie à vous donner : le Secret du Bonheur est de regarder toutes les merveilles du monde, mais sans jamais oublier les deux gouttes d'huile dans la cuillère".

 

 

La maman

Par Do :: 20/12/2007 à 9:07 :: Belles histoires


Du soir au matin, du matin au soir, il travaillait sans relâche depuis six jours à créer la maman. Lui apparût alors un ange qui lui dit:

-   Vous en mettez du temps pour cette créature-là! 

Le Bon Dieu lui répondit:

 -   As-tu seulement lu sa fiche technique? Il faut qu'elle soit entièrement lavable sans être de plastique, elle est composée de mille pièces mobiles et toutes remplaçables, elle roule au café noir et aux "restants" de cuisine, elle marie la douceur de roulement à la solidité de la carrosserie. Ses baisers guérissent tout, depuis les entorses aux chevilles jusqu'aux chagrins d'amour… Il lui faut aussi six paires de mains! 

L'ange hocha la tête.

-   Six paires de mains? Impossible!

-   Ce ne sont pas tellement les mains qui m'embarrassent, explique le Bon Dieu, mais les trois paires d'yeux indispensables à toute maman.

-   Ce n'est pas conforme au prototype, riposta l'ange! 

En soupirant, le Bon Dieu continua:

-   Il lui faut une paire d'yeux qui voient à travers les portes fermées: "Qu'est-ce que vous faites là, les enfants?" tout en connaissant la réponse. Une autre paire d'yeux derrière la tête pour voir ce qu'elle ne devrait pas voir, mais qu'elle doit savoir. Et une troisième paire par devant, pour regarder l'enfant qui fait une bêtise, des yeux qui disent quand même  " Je t'aime et je te comprends…" Et sans ouvrir la bouche! 

-  Seigneur , dit l'ange en lui tapotant amicalement l'épaule, allez vous coucher, il se fait tard. A chaque jour suffit sa peine… 

-  Je ne peux pas, répond le Bon Dieu, je sens que je touche au but; je suis sur le point de créer un être véritablement à mon image, un être qui me ressemble! J'ai enfin réussi à rendre cette créature capable de guérir toute seule quand elle est malade, de préparer un repas pour six personnes avec une livre de viande hachée, de faire prendre son bain à son grand garçon de neuf ans, de consoler le premier chagrin d'amour de sa grande de quinze ans. 

L'ange continua l'inspection de la future maman.

-  Trop délicate, murmure-t-il.

-  Oui mais combien résistante, réplique vivement le Bon Dieu! C'est incroyable tout ce que cette créature peut supporter!

-  Elle peut penser, demande l'ange?

-  Non seulement penser, mais encore aimer et apaiser, dit le Bon Dieu. 

L'ange continua l'examen, passe son doigt sur la joue et fait remarquer:

-   Oh! Il y a une fuite!

-   Ce n'est pas une fuite, dit le Bon Dieu, c'est une larme!

-   Une larme de quoi, demanda l'ange?

-   Une larme de joie, de tendresse, de déception, de tristesse, de solitude ou encore de fierté, dit le Bon Dieu. 

-  Ce sera sûrement le chef d'œuvre de toute la création, conclut l'ange.

-  De fait, ajoute le Bon Dieu, j'en suis si fier que j'en prépare une pour mon propre Fils.

Je l'appellerai Marie. 


D'après le texte de Erma Bombeck
 

 

Le pouvoir de la porte noire

Par Do :: 12/11/2007 à 19:02 :: Belles histoires

Il était une fois, au pays des mille et une nuits, un roi très critiqué pour ses actes de guerre. Une fois qu'il avait fait prisonniers tous ses ennemis, il les conviait dans une grande salle.

Le roi criait :

- Je vais vous donner une dernière chance. Regardez tous à droite.

Tous tournaient la tête vers une rangée de soldats armés d'arcs et de flèches, prêts à leur tirer dessus.

- Maintenant, disait le roi, regardez tous à gauche.

Dans cette direction, les prisonniers pouvaient apercevoir une gigantesque porte noire d'aspect dantesque incrustée de crânes humains sanguinolents, de mains décharnées, de morceaux de cadavre en putréfaction. Une porte d'aspect infernal... qui les faisait frissonner d'horreur.

Le roi se positionnait au centre de la salle

- Ecoutez moi tous. Que désirez-vous le plus ? Mourir transpercés par les flèches de mes archers ou bien tenter votre chance et passer le seuil de la porte noire ? Décidez-vous, je respecterai le choix de votre libre arbitre...

Tous les prisonniers adoptaient le même comportement : au moment de se décider, ils approchaient de la porte géante, lui jetait un regard tourmenté et se prononçaient en tremblant :

- Nous préférons mourir sous tes flèches !

Aucun d'entre eux n'osait ouvrir la porte, imaginant quelle insoutenable destin il trouverait là derrière.

Mais un jour, la guerre fut terminée. Et un soldat qui faisait partie autrefois du peloton d'exécution des archers, osa interroger le roi :

- Tu sais, grand roi, je me suis toujours demandé ce qu'il y avait derrière la porte noire.

Le roi répondit :

- Tu te souviens que je donnais le choix aux prisonniers ? Ils pouvaient pousser la porter ou opter pour une mort certaine. Eh bien, toi, vas ouvrir la porte noire !

Le soldat, frémissant, s'exécuta et la porte tourna sur ses énormes gonds grinçant. Un pur rayon soleil balaya le sol dallé. Alors le soldat ouvrit la porte en grand. La lumière inonda la salle. Elle provenait d'un paysage verdoyant. Le soldat vit un chemin qui montait au milieu des arbres. Et il comprit : ce chemin, c'était celui de la liberté !

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Nous avons tous une porte noire dans l'esprit. Pour les uns c'est la peur de l'inconnu, pour les autres, un client difficile, la frustration, la crainte du ridicule, celle du risque, celle d'être rejeté, d'innover, de changer...

Mais s'il est vrai qu'on peut perdre, il est également vrai qu'on peut gagner ! Derrière la peur, se trouve le rayon  de soleil. Derrière le chaos apparent,  il y a peut être une nouvelle étape de  votre vie, plus heureuse, plus sereine.   Ne vous désespérez pas en temps de  crise... avancez sans peur. Décidez de  triompher !

"Le courage est la résistance à la  peur : la maîtresse et non l'absence de la peur." Mark Twain

Le pouce du roi

Par Do :: 30/10/2007 à 14:37 :: Belles histoires

 

Un roi africain avait un ami d'enfance qui était très proche de lui. Cet ami avait une habitude curieuse : quel que soit l'évènement qui lui arrivait dans la vie, positif ou négatif, il disait  "C'est génial !"
   
Un jour le roi et son ami partirent à la chasse. Son ami prépara les fusils pour le roi. Mais il fit sans doute une bétise, car un des fusils explosa dans les mains du roi et le priva de son pouce.
    
Au moment où cet accident arriva, l'ami dit, comme d'habitude, "C'est génial !"
    
A cela le roi, qui était vraiment en colère, lui dit "Non, ce n'est pas génial du tout" et en donna la preuve à son ami en le jetant en prison.
   
Un an plus tard, le roi chassait hors de son royaume et des cannibales le capturèrent et le firent prisonnier dans leur village. Ils l'attachèrent à un tronc, mirent du bois autour de lui, et s'apprêtèrent à le faire griller vif pour le manger.
   
Mais, au moment où ils allaient mettre le feu, ils s'aperçurent qu'il lui manquait un pouce. Une de leurs croyances étant qu'en le mangeant ils leur arriverait la même chose, ils détachèrent le roi et le laissèrent partir.
    
Sur le chemin du retour, exténué, choqué, il se souvint des circonstances dans lesquelles il avait perdu son pouce. 
 
A peine arrivé, il se fit conduire à la prison pour parler avec son ami. 
   
"Tu avais raison, mon ami, dit-il, c'était génial que je perde mon pouce." 
 
Et il raconta ce qui lui était arrivé à son ami. "Je te supplie de me pardonner de t'avoir laissé croupir en   prison si longtemps.   
 
C'était mal de ma part de t'avoir fait cela."
   
Son ami lui répondit : "Mais non, c'était   génial au contraire !"
   
"Qu'est-ce que tu veux dire ? Comment   le fait de te jeter en prison, toi, mon ami,   pourrait-il être génial ?"
    
"Si je n'avais pas été en prison j'aurais   été avec toi. Et ils m'auraient mangé."
   
Ce qui nous arrive dans la vie ne semble   pas toujours  avoir de sens. Mais en gardant   une attitude  positive, vous lui trouverez   un sens. Et vous transformerez le mal en bon,   en "génial", même. 
 
Il suffit de chercher le génial et vous le trouverez.

Rachida

Le seul défaut de la femme...

Par Do :: 12/10/2007 à 20:38 :: Belles histoires


Quand Dieu créa la femme, il en était déjà à son sixième jour de travail.

Un ange apparut et lui demanda : 
- Pourquoi y mets-tu autant de temps ?


Et le Seigneur répondit : 
- Tu as vu mon projet pour Elle ? Elle doit être complètement lavable, sans être en plastique; avoir plus de 200 parties amovibles remplaçables, pouvoir fonctionner avec un régime quelconque, avoir un giron qui puisse accueillir quatre enfants en même temps, avoir un baiser qui puisse soigner aussi bien un genou écorché qu’un cœur brisé et elle fera le tout avec seulement deux mains.
 
L’ange s’émerveilla des qualités : 
- Seulement deux mains ? Impossible ! Et c’est seulement le modèle de base ? C’est trop de travail pour un jour… Attends demain pour la terminer.  


Le Seigneur protesta :
-  Je ne le ferai pas. Je suis si près de terminer cette création que j’y mets tout mon cœur. Elle se soigne toute seule quand elle est malade et elle peut travailler 18 heures par jour.


L’ange se rapprocha davantage et toucha la femme. 
- Cependant tu l’as faite si délicate, Seigneur !  
- Elle est délicate, répondit Dieu, mais je l’ai faite robuste aussi. Tu n’as pas idée de ce qu’elle est capable de supporter ou d’obtenir. 


 L’ange demanda :  
- Est-ce qu’elle sera capable de penser?

Dieu répondit : 
- Non seulement elle sera capable de penser mais aussi de discuter et d’exécuter. 
 
L’ange remarqua alors quelque chose et en allongeant la main il toucha la joue de la femme : 
- Seigneur, il semble que ce modèle ait une fuite.
- Je t’avais dit que je cherchais à mettre en elle beaucoup de choses. Il n’y a aucune fuite... C’est une larme, corrigea le Seigneur. 
- À quoi servent les larmes ? demanda l’ange.  
Et Dieu dit : 
- Les larmes sont sa manière d’exprimer sa joie, sa peine, sa désillusion, son amour, sa solitude, sa souffrance et son orgueil.
Ceci impressionna beaucoup l’ange : 
- Tu es un génie, Seigneur. Tu as pensé à tout. La femme est vraiment merveilleuse !” 
 
- Hé oui ! Les femmes ont des énergies qui étonnent les hommes. Elles affrontent les difficultés, règlent les problèmes graves, cependant elles ont bonheur, amour et joie. Elles sourient quand  elles voudraient crier, elles chantent quand elle voudraient pleurer, elles pleurent quand elles sont heureuses et elles rient quand elles sont nerveuses. 

Elles luttent pour ce en quoi elles croient. Elles se rebellent contre l’injustice. Elles n’acceptent pas un "non" pour réponse quand elles croient qu’il y a une meilleure solution. Elles se privent pour maintenir la famille debout. Elles vont chez le médecin avec une amie craintive. Elles aiment inconditionnellement. » 
 
Elles pleurent quand leurs enfants ont du succès et elles se réjouissent pour les chances de leurs amis. Elles sont heureuses quand elles entendent parler d’un baptême ou d’un mariage. Leur cœur se brise quand une amie meurt. Elles souffrent pour la perte d’une personne chère. Sans doute elles sont fortes quand elles pensent ne plus avoir d’énergie.  Elles savent qu’un baiser et une embrassade peuvent aider à soigner un cœur brisé. 
 
Il y n’a pas doutes, dans la femme, il y a un défaut.  
C’est qu’elle oublie combien elle vaut....
 
Envoie ceci à tes amies pour rappeler à chacune quelle merveilleuse créature elle est.
   

 

 

Le cocon et le papillon

Par Do :: 02/10/2007 à 7:18 :: Belles histoires

Un jour, une ouverture apparut dans un cocon. Un homme s'assit et regarda le papillon naissant se battre pendant des heures pour crever son abri et forcer le petit trou à s'agrandir. Mais bientôt il sembla à l'homme que l'insecte ne progressait plus. Il était allé aussi loin qu'il avait pu mais il ne bougeait plus. 

Alors l'homme prit une paire de ciseaux et découpa délicatement le cocon pour aider le papillon à sortir. Celui-ci émergea facilement. Mais il avait un corps chétif et ses ailes froissées étaient atrophiées. 

"Pas grave, il va se développer" se dit l'homme et il continua à regarder le papillon en espérant qu'il déploie ses ailes pour voler. 

Mais cela n'arriva jamais. Le papillon passa le reste de sa vie à ramper sur son petit corps, incapable d'utiliser ses ailes rabougries.

Ce que l'homme, dans sa bonté précipitée, n'avait pas  compris, c'est que le cocon trop serré est une ruse de la Nature pour forcer le papillon à le percer et à entraîner ses ailes... A cette condition seulement, il peut voler.

Parfois, nos angoisses, nos échecs, nos coups durs sont précisément ce dont on a besoin. Si la nature permettait qu'on avance dans la vie sans jamais rencontrer aucun obstacle, cela nous affaiblirait, nous serions semblables à ce papillon trop vite naît à qui la facilité a coupé les ailes.

La liberté est chèrement acquise... Mais on ne vole pas sans s'entraîner un minimum !

 

La légende du jeu d'échec

Par Do :: 31/08/2007 à 8:26 :: Belles histoires

 

La légende attribue l'invention du jeu d'échecs à un brahmane du nom de SESSA, ministre de Cheikh Rama, un souverain abusif du Vème siècle de notre ère.

SESSA avait créé le jeu pour divertir le Roi mais également pour lui faire comprendre que seul, sans la multitude de ses soldats et son peuple, il était impuissant.

Le Cheikh fut si heureux de ce cadeau qu'il offrit à son ministre de fixer lui même la récompense.

SESSA demanda alors d'être simplement récompensé en grains de blé, selon la règle suivante: pour la première case: 1 grain de blé, 2 grains pour la deuxième case, 4 pour la troisième, 8 pour la quatrième, et ainsi de suite jusqu'à la 64ème case.....

Le Roi sourit devant ce qu'il croyait une demande insignifiante, et dit au ministre: demande moi plutôt les revenus d'une de mes provinces, tu les mérites.

SESSA insista et demanda alors que l'on apporte du blé et que l'on commence à remplir des coffres...


Très rapidement, toutes les expéditions de blé du fond du royaume ne suffirent pas à assurer la demande de SESSA.

En effet, nulle génération humaine ne serait capable de fournir une telle quantité de blé:

En grains - 18 446 744 073 709 551 615 grains de blé.
En volume - Si l'on remplissait un hangar de 100 m de large et de 20 m de haut, il devrait faire 600 000 km de long soit 15 fois le tour de la terre.

Une leçon supplémentaire pour le Roi, qui voyait que, si puissant qu'il put être, il ne pouvait pas tout!

Moralité: L'apparence simpliste d'un montage intelligent peut révéler des puissances insoupçonnées....

L'aveugle

Par Do :: 16/06/2007 à 16:02 :: Belles histoires
Un jour, un non-voyant était assis sur les marches d'un bâtiment avec un chapeau à ses pieds et un morceau de carton portant l'inscription : «Je suis aveugle, aidez-moi s'il vous plaît ».

Un publicitaire qui se promenait par là s'arrêta et remarqua qu'il n'y avait que quelques centimes dans son chapeau. Il se pencha et versa sa monnaie dans le chapeau; puis, sans demander son avis à l'homme, il prit le carton, le tourna et inscrivit quelque chose.

Le même après-midi, le publicitaire revint près de l'aveugle et vit que le chapeau était plein de monnaie et de billets. Le non-voyant reconnut le pas de l'homme et lui demanda si c'était lui qui avait inscrit quelque chose sur son carton et ce qu'il avait noté.
 
Le publicitaire répondit : « Rien qui ne soit vrai: j'ai seulement réécris ta phrase d'une autre manière.».

Il sourit et s'en alla.
 
Le non-voyant ne sut jamais que sur son carton, il était écrit : «Aujourd'hui, c'est le printemps, et moi, je ne peux pas le voir».

Change ta stratégie quand les choses ne se passent pas bien et tu verras que ça ira mieux.
 
Si tu le désires, envoie ce texte à toutes les personnes qui, selon toi, méritent de voir le printemps, même si parfois c'est difficile, et à toutes les personnes que tu voudrais voir sans cesse sourire, parce que grâce à leur sourire, ils rendent le monde un peu meilleur.

 

 


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